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Juin 1978 : Centre de recrutement du Petit Château.

Au mois de mars de l'année 1978, tous les documents nécessaires à ma demande d'engagement sont envoyés au Ministère de la Défense Nationale. Je suis candidat pour une formation initiale d'une durée d'un an à  l'Ecole Technique.

Fin mai, je reçois ma convocation pour me rendre aux épreuves de sélections qui se dérouleront au centre de recrutement de l'armée, à la caserne du Petit Château. Ces examens sont étalés sur deux jours, du 15 au 16 juin 1978.

Cette période du mois de juin est également celle des examens de fin d'année scolaire dans mon école, à l'Institut St Raphaël de Sougné-Remouchamps. En ce qui me concerne, je dois normalement me présenter les 15 et 16 à quatre examens, deux d'entre eux étant mes branches principales, c'est-à-dire Mécanique et Electricité. Un arrangement sera pris avec mes professeurs pour me permettre de répartir ces examens sur d'autres dates afin de pouvoir être libre les deux jours concernés.

Au petit matin du 15 juin 1978, je me présente donc aux portes de la caserne du Petit Château Boulevard du Neuvième de Ligne à Bruxelles.

 

 

 

Après nous avoir identifiés, nous sommes aussitôt divisés en plusieurs groupes, selon la catégorie de candidats. Certains ne sont pas volontaires, mais sont appelés sous les drapeaux afin d'y effectuer leur service militaire. D'autres sont au centre afin d'y passer les sélections pour sous-officiers temporaires, sous-officiers de carrière, ou encore pour devenir volontaires de carrière.

Nous voici regroupés,  toutes catégories confondues au matin du 15 juin. Je suis à l'extrême droite du premier rang. Juste derrière, à ma droite, Frédéric Hoebrechts avec lequel je vais rapidement sympathiser. Je le retrouverai quelques années plus tard à Beauvechain ; il travaillera à l'escadrille E&T (Electronique & Télécommunication)

 

 

L'essentiel de la première journée a pour but de vérifier si l'intéressé satisfait aux conditions d'aptitude physique et médicale exigée. L'examen médical étant éliminatoire, je suis donc particulièrement inquiet au moment de passer l'examen ophtalmologique. L'infirmier qui m'examine,  remarque le problème de l'oeil droit, et appelle un de ses supérieurs afin d'obtenir son avis. Le médecin se penche à son tour sur le binoculaire, et après un moment de réflexion, accepte le handicap, et me laisse dès lors passer au test suivant. Un refus de sa part me coupait irrémédiablement toute carrière militaire.

La seconde journée fait place aux épreuves psychotechnique, tout aussi éliminatoires que les épreuves précédentes. Elles ont pour but d'apprécier si l'intéressé possède les aptitudes intellectuelles, les qualités morales et les qualités de caractère nécessaire à un sous-officier. Outre l'observation du candidat, ces épreuves comportent une interview psychologique, des tests de connaissance permettant de déterminer le niveau intellectuel général, des épreuves de personnalité, et des tests écrits d'électricité et de mécanique. Je passe l'ensemble des épreuves intellectuelles et techniques en ne rencontrant pas de difficultés majeures. Reste à savoir si j'ai satisfait aux épreuves psychologiques.

Je quitte donc le centre du Petit Château en étant relativement confiant, mais tout peut encore basculer selon les résultats obtenus. Si je ne suis pas classé en ordre utile, je peux très bien être affecté soit à la Force Navale, ou à la Force Terrestre, adieu les avions dans les deux cas !

 

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