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Tout ceci commence à l'âge de 12 ans, en 1971.

Comment peut-on un jour avoir envie de s'engager à l'armée, et plus précisément à la Force Aérienne ?

Tout ceci commence à l'âge de 12 ans, en 1971. A l'occasion de ma communion solennelle, un ami d'école primaire m'offre un petit cadeau, comme il est  de coutume à cette époque entre amis communiants.  Il a la très bonne idée de m'offrir une maquette de construction plastique ; une boite de construction Airfix contenant un modèle d'avion à l'échelle 1/72, un Blackburn Buccaneer.

 

02_Buccaneer_Airfix


Très bonne idée en effet, car je me sens tout de suite attiré par le modèle "avion" en particulier. Cette maquette sera suivie de très près par une autre, puis une autre, puis pleins d'autres.  Au fur et à mesure de mes constructions, je vais collecter les différentes notices accompagnant les différents kits, car elles sont toujours accompagnées d'une section reprenant l'historique et les caractéristiques de l'avion concerné. Je vais ainsi tout doucement m'intéresser à l'aviation, autant civile que militaire. Un peu plus tard, vers 14-15 ans, je commence à m'acheter des revues spécialisées, je commence avec Aviation Magasine International, pour me diriger ensuite vers une revue mensuelle qui existe encore aujourd'hui, Le Fana de L'Aviation.

 

  

Viennent ensuite les différentes demandes de documentation adressées à la Force Aérienne Belge et à la Sabena, afin obtenir des photos,  des renseignements sur les avions civils et militaires belges de cette époque. Je passe beaucoup de temps la tête en l'air,  à regarder les nombreux avions de chasse s'entraînant dans nos Ardennes. Même la nuit tombée, je ne puis m'empêcher de sortir au passage d'un Mirage ou d'un Starfighter, ce dernier très facilement reconnaissable au sifflement caractéristique de son moteur.

Ma mère se moque gentiment de moi... "Il est content, il a vu des lumières... ! "

 

En 1975, les documents que je reçois de la Force Aérienne sont souvent accompagnés de petits fascicules exposants les différentes carrières possibles à la Faé :  Pilotes, Techniciens, Contrôleurs du trafic aérien... etc.

Je suis bien sûr intéressé par le pilotage, mais mes parents me ramènent bien vite les pieds sur terre. Le pilotage requiert d'avoir entre autres qualités, celle de posséder une très bonne vue, et je suis malheureusement né avec une déficience non réversible et non corrigible de l'oeil droit.  Mes parents m'expliquent dès lors qu'il ne me sera en aucun cas possible d'envisager une carrière de pilote.  Je suis à ce moment en première année du cycle secondaire supérieur A2, section Electromécanique, et ceci se déroule sans trop de problèmes. Comme je suis de toute manière intéressé de plus en plus par l'aviation, c'est tout naturellement que je vais peu à peu me diriger vers l'aviation militaire. Il n'est pas facile à cette époque, de rentrer dans des institutions telles que Sabena, sans expérience ; et la Force Aérienne m'offre la possibilité de me former directement à la fin de mon cycle secondaire.  De plus, elle offre un salaire non négligeable dès l'engagement, même en qualité d'élève technicien.

Début 1978, je suis en phase terminale du cycle secondaire supérieur A2 en Electromécanique, et l'Ecole Technique de la Force Aérienne me propose une formation particulièrement  adaptée, sous la forme d'une année de spécialisation en mécanique des avions, appelée A2 complémentaire ou A2C.

Je complète dès lors toutes les formalités nécessaires afin de pouvoir participer aux épreuves de sélection en tant que candidats sous-officier de carrière technicien pour le cycle A2 complémentaire de la spécialité Mécanique des avions.  Je coche évidement la case "Force Aérienne" comme premier choix,  la "Force Navale" et la  "Force Terrestre" qui m'intéressent nettement moins, sont cochées en dernier.  L'attribution finale des places dépendra du résultat obtenu lors des épreuves de sélection...

 

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